DE LA DOCUMENTATION à LA GESTION DE LA CONNAISSANCE
EN PASSANT PAR L’INTELLIGENCE ECONOMIQUE (BI)
Une journée d’étude de l’ABD, le 9 février 2006 à Charleroi.
Dans le cadre du premier Forum des technologies d’affaires « Solutions Business », qui a rassemblé plus de 1400 personnes ce 9 février à Charleroi, une journée d’étude de l’Association Belge de Documentation (ABD, voir le lien sur ce site), en partenariat avec Technofutur TIC, a été consacrée aux nouveaux challenges de la documentation en s’intéressant aussi à l’Intelligence Economique (BI / Business Intelligence) et surtout à la Gestion de la Connaissance (KM / Knowledge Management).
Cette dernière étant, depuis le fameux « Knowledge Worker » (1956 !) de Peter Drucker qui nous a récemment quitté (voir articles sur KB), considérée comme une activité prioritaire dans les entreprises innovantes.
Il a bien été vérifié que l’avantage compétitif d’une société réside effectivement dans son capital intellectuel (voir le détail du prochain événement ReWICS -www.rewics.be-, le 27 mars au CEME) ou, plus simplement dit et compris, le « savoir-faire et être » de ses membres.
Cette journée avait pour but de familiariser les 123 participants inscrits avec les ambitions de la documentation moderne, les concepts de la BI et de KM ainsi qu’aux caractéristiques et vues à termes qui les différencient très clairement.
Quatre séquences ont rythmé le programme présenté par Dominique Gany, animé ensuite par Philippe Laurent, président de l’ABD, ainsi que Dan C. Renson qui interviendra encore au cours de la journée. Notamment pour débuter la première séquence avec la « chaîne documentaire » (voir "The documental chain" sur "KM in Belgium"), un cadre de travail large pour rassembler les esprits et les vues sur les principes dynamiques de la gestion documentaire et des flux d’information au long d’une chaîne d’approvisionnement bidirectionnelle étendue.
Pour dire très simplement en quelques mots, la chaîne facilite la description et mise en situation interactive des opérateurs, des processus, … et met en évidence les cycles de vie à synchroniser …
Les processus efficaces y sont le résultat d’un consensus global sur l’intégration intelligente des savoirs nécessités. On y incorpore la connaissance initiale appropriée mais leur cycle de vie va dépendre de leur maintenance évolutive -ce qui implique obligatoirement la dite connaissance initiale- puisque c’est l’innovation continue qui facilite les positionnements défendables de l’entreprise dans ses marchés.
Un système d’information efficace s’impose au démarrage. Il reste tout aussi essentiel pour la maintenance et le développement.
Alors, comment fait-on pour engager les premiers partages de ce qu’il faut savoir pour démarrer l’entreprise, continuer dans le processus d’accumulation de la connaissance ? Ou l’initier si cela n’avait pas eu lieu en temps utiles ?
Sur le plan documentaire et/ou celui du système d’information, en tout cas pas sans « données riches », les éléments critiques dans le phénomène à gérer parce qu’elles contiennent le détail du « vécu » correspondant aux événements saisis et analysés par le dit système d’information de l’entreprise.
On espère ainsi garder ce qui fait révéler les savoirs implicites entre personnes qui socialisent à propos d’un sujet qui les intéresse et les motive.
On passe à la pratique dans le contexte de la BI avec Patrick Van Deven,Professional Services Director de l’Institute Belgium-Luxembourg de SAS Belux. SAS est un éditeur important dans ce domaine. Les recherches continues et les implémentations auprès de « majors » de l’industrie et du service, dont les administrations, ont permis la mise au point de solutions IT intelligentes qui prennent en compte les caractéristiques des intervenants et de la culture environnante. C’est essentiel, ainsi qu’on le soulignait en introduction.
La deuxième séquence s’entame avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Hainaut qui avait organisé une rencontre « Veille dans l’entreprise » avec quelques partenaires dont Philippe Floc’h (European Internet Partners), Michel Declunder (Périscope), Mercédès Remacle (Reghis et CCIH), Marc Borry (SIS).
Au programme, des réponses à quelques questions principales : comment obtenir rapidement des informations quant à la situation d’une entreprise dans son marché ? Quels sont les meilleurs outils de collecte, de conservation, d’exploitation des données, de diffusion de l’information ? Comment utiliser les informations recueillies pour ajuster la stratégie de développement ? Le prix de tout cela et pour quels résultats ?
La troisième séquence et la « Cartographie du savoir » avec Jean Cumps, professeur de statistique à l’UCL et consultant pour le gouvernement brésilien. Deux aspects principaux : comment se constituer une carte du savoir équilibrée et le plus efficacement possible, comment évaluer des étudiants ou candidats à partir de leur structure de savoir qui est une « portante » évolutive de l’individu. L’histoire démontre que ce souci n’est pas nouveau. Surtout parce qu’il y avait peu de supports du savoir avant nous. Maintenant, de nombreux softwares peuvent nous aider alors que les sources d’information sont pléthoriques et … que nous faisons moins d’efforts intellectuels !
La sécurité et les failles de protection pour suivre avec Marc Borry, responsable de la cellule veille auprès de la Police Fédérale Belge. La sécurité touche à la technique. Les attaques y touchent aussi mais assez méchamment. C’est vrai, mais pour être efficace on ne peut s’arrêter au seul domaine technique. Commençons par les acteurs de l’entreprise pour réduire quantités d’atteintes aux données et « pertes » d’informations.
D’un autre côté, quand reste-t-on dans la légalité lors de la collecte de données sensibles pour le progrès de l’entreprise ?
La quatrième séquence suit avec Guy Bouckaert, Head of the Mobistar Mobile Data Solutions. La mobilité intelligente fait partie des éléments critiques pour le développement des entreprises. En d’autres termes, comment être encore informé quand on n’est plus au bureau et que le simple « mobile » ne suffit plus pour en « savoir assez ». D’où le titre « les défis de la mobilité », un exposé qui mettra en évidence les partenariats négociés par cet important opérateur belge avec des sociétés offrant des applications de gestion emportables, faciles d’accès et d’utilisation.
Pour enchaîner, Dan C. Renson revient avec les « Communautés de Pratique », un bon prétexte, après un court exposé sur les principes essentiels de cette démarche, pour présenter le cas du nouveau « KnowledgeBoard », plus puissant et convivialement sexy, ainsi que la plateforme « KM in Belgium » qu’il a commencé à animer et à propos de laquelle il a invité l’audience à s’y rendre pour contribuer aux débats futurs.
Une table ronde finale avec quelques questions et réponses pour faire la synthèse des grandes « lignes de force », dégagées au cours de la journée, suivie par la conférence plénière, sous la présidence de la ministre Marie Aréna, et le cocktail Solutions Business clôturent la journée.
Une première de ce genre. Rendez-vous est pris pour la seconde édition, le 8 février 2007.
Au plaisir de vous y retrouver encore plus nombreux.
N’hésitez donc pas à me contacter en cette fin d’année déjà.
Dan C. Renson
